samedi 3 janvier 2015

CARRIERE ISSY LES MOULINAUX

les anciennes carrières d'issy les moulinaux
Les anciennes carrières d’Issy sont essentiellement situées dans la zone comprise entre l'actuelle place Léon Blum, le chemin de Saint-Cloud et le quartier du Fort.
L’exploitation (pour la production de pierres calcaires et de craie) tient un rôle important dans l’activité locale pendant une grande partie du 19ème siècle.  La craie était notamment utilisée pour la fabrication de deux dérivés : la chaux et le blanc dit « de Meudon » ou « d’Espagne », aux multiples usages domestiques et industriels (colorants, mastics, etc...).
L’exploitation commence à partir de 1820 - 1825, à l’exemple de la crayère Bilbille et Fayard (ouverte en 1826 à l’emplacement actuel du n° 141/143 avenue de Verdun) et de l’établissement Demarne (créé en 1840 à l’emplacement de l’actuel jardin botanique), qui se tourne très tôt vers la fabrication du blanc de Meudon.

Les carriers pratiquent des bouches de cavage à flanc de colline. Ils poursuivent ensuite l’extraction en souterrain, sur deux étages reliés entre eux par des galeries en pente douce. Les exploitations forment aujourd’hui une sorte d’immense damier, aux galeries voûtées en plein cintre, larges d’environ 4 mètres pour 6 mètres de haut.
Les carriers cessent leur activité vers 1925 - 1930, laissant des kilomètres de galeries vides. Ces dernières connaissent alors plusieurs usages. Elles sont d’abord louées à des champignonnistes qui en apprécient les constantes atmosphériques et l’aménagement tout en longueur (certains ont d’ailleurs pu s’installer avant même la cessation des exploitations). Puis elles sont utilisées - pour les mêmes raisons - comme mûrisseries de bananes et enfin comme caves à vins.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, qui voit la fermeture des champignonnières, les galeries ont aussi servi d’abris contre les bombardements.









BAR LE CANIBAL

bar le canibal authentique et traditionnel
93 Rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris















jeudi 1 janvier 2015

HOTEL LE MAROIS

L'hôtel Le Marois, dit aussi hôtel de Ganay, est construit en 1863 pour le comte Le Marois (1802-1870), fils du général Le Marois, aide de camp de Napoléon Ier, à l'emplacement, dit-on, d'une maison habitée par la courtisane Marie Duplessis (1824-1847), modèle de La Dame aux camélias d'Alexandre Dumas fils. Député de la Manche sous la monarchie de Juillet, sénateur en 1852, le comte Le Marois est à la tête d'une grande fortune et collectionne les tableaux anciens et modernes. Il abandonne son vieil hôtel de la rue Blanche pour venir s'installer dans le quartier des Champs-Élysées. Il fait bâtir l'hôtel de l'avenue d'Antin par l'architecte Henri Parent. 
Le terrain sur lequel est édifié l'hôtel est d'une superficie de 1 700 m2. Selon la description du cadastre de 1863 : « Hôtel ayant entrée par deux grilles cochères et une porte simple sur l’avenue d’Antin. Il est placé entre une cour d’honneur et une arrière-cour. Composé d’un bâtiment principal avec façade de sept fenêtres. Double en profondeur, ayant aile à droite et annexes à gauche sur la deuxième cour. Élevé sur caves et terre-plein, le rez-de-chaussée, deux étages carrés disposés en magnifiques appartements, un troisième lambrissé pour logements secondaires ». 
La demeure, terminée en 1865, reste propriété des Le Marois jusqu’en mars 1927, date à laquelle la comtesse Jacques-André de Ganay (née Le Marois), qui y avait tenu « un salon fort élégant », la vend à l’Association France-Amériques, fondée en 1909 par Gabriel Hanotaux.